Le Kirghizstan pratique l'un des régimes d'entrée les plus ouverts d'Asie centrale. Les règles ont toutefois évolué en 2026, pour la durée du séjour libre comme pour les démarches qui l'accompagnent.
Une soixantaine de nationalités entrent sans visa, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. La durée autorisée, longtemps fixée à 60 jours, a été ramenée à 30 jours en 2026 pour une cinquantaine de pays, quelques États conservant un régime plus long au titre d'accords particuliers. Les ressortissants de la Communauté des États indépendants circulent pour leur part sans limitation de durée. Les voyageurs français relèvent donc de 30 jours par période de 60 jours, au-delà desquels un titre devient nécessaire.
Les autres nationalités et les séjours plus longs passent par le visa électronique, ouvert depuis septembre 2017 à l'ensemble des pays. Le formulaire en ligne délivre un document de 30, 60 ou 90 jours selon la catégorie, pour le tourisme, les affaires ou un voyage de groupe. L'entrée s'effectue alors par les aéroports de Manas et d'Och ou par les postes terrestres désignés.
Le passeport doit conserver une validité d'au moins 6 mois. Le cachet apposé par la police des frontières à l'arrivée fait foi lors des contrôles ultérieurs. Le pays ne reconnaît pas la double nationalité pour les détenteurs d'un passeport kirghiz.
Un séjour qui dépasse la durée d'entrée libre suppose un enregistrement auprès du service d'État chargé des migrations, sous peine d'amende au départ. Les hôtels accomplissent la démarche pour leurs clients, la location entre particuliers la laissant au voyageur.
Le Kirghizstan applique les règles douanières communes de l'Union économique eurasiatique. Les espèces et les titres au porteur dépassant la contre-valeur de 10 000 dollars font l'objet d'une déclaration écrite à l'entrée comme à la sortie. Les franchises couvrent les effets personnels ainsi qu'une quantité limitée de tabac et d'alcool, et les médicaments soumis à prescription supposent une ordonnance traduite.
Certaines zones montagneuses proches de la Chine et du Tadjikistan constituent des secteurs réglementés, où l'accès demande un permis de frontière. Cette obligation vise les abords des cols de Torougart et d'Irkechtam, la haute vallée d'Enilchek, les environs du Khan Tengri, la région du lac Kel-Souou et les vallées de Batken. Le permis s'obtient par une agence agréée, les délais atteignant plusieurs semaines.
Les autorités françaises classent le pays en vigilance renforcée et déconseillent la province de Batken, où subsistent des tensions locales malgré le règlement du tracé frontalier. Elles signalent aussi des restrictions aux prises de vues dans les zones frontalières.